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Interview de Jeanne-Marie / “En Mayenne, il est plus facile de monter des projets “

Jeanne-Marie Mas, 28 ans, s’est lancée il y a deux ans dans une nouvelle vie en Mayenne. Directrice du Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CCSTI) de Laval depuis 2017, elle nous raconte son nouveau quotidien rapidement adopté.

 

Comment vous est venue l’idée de vous installer à Laval ?

A l’époque, je connaissais la ville de Laval… mais au Québec, pas en Mayenne. (Rires). Puis j’ai rencontré mon conjoint qui a grandi à Laval et qui m’a beaucoup parlé de ce département. Petit à petit, j’ai rencontré d’autres mayennais à Strasbourg, là où nous vivions. Je n’avais pas une idée très approfondie du territoire mais déjà une jolie vision. En 2017, je cherchais du travail dans le milieu de la muséologie et des sciences. C’est là que j’ai découvert l’offre du CCSTI de Laval. Je me suis dit : pourquoi pas ? Il faut tenter le coup ! C’était un nouveau challenge de changer totalement de région. Il y avait tout à construire.

 

“On vous chouchoute pendant un an !“

 

Avez-vous été accompagnée dans votre intégration ?

Oui, j’ai pu bénéficier de l’aide du Club Bienvenue en Mayenne. C’est une association qui accueille les nouveaux arrivants, parrainés pendant un an sur le territoire. Elle s’adresse aux entreprises pour les aider à intégrer leurs nouveaux cadres et leurs conjoints. Tous les mois, une soirée est organisée dans différents lieux. Grâce à ça, j’ai pu découvrir la Mayenne sur le plan économique mais aussi culturel. En gros, on vous chouchoute pendant un an ! (Rires) Par exemple, j’ai pu visiter le musée du Lactopôle, j’ai profité du festival Les Nuits de la Mayenne ou d’une soirée à l’hippodrome. C’est super pour découvre la Mayenne dans ce qu’elle a de plus précieux, et faire la connaissance d’autres personnes.

 

“Je suis bien reliée à mes proches ! “

 

Votre conjoint a t-il aussi changé de travail ?

Non, il n’a pas eu besoin. Il a seulement demandé une mutation auprès de ses employeurs. La semaine, il est en déplacement mais il rentre tous les weekends. Avant de quitter Strasbourg, nous savions déjà que Laval était au centre de plusieurs grandes villes : Angers, Le Mans, Rennes et Paris. Le choix a donc été plus facile à faire en termes de route et d’accessibilité. De mon côté, j’ai beaucoup de famille à Paris, à Lyon et les trains sont directs au départ de Laval. Je me sens bien reliée à mes proches.

 

Avez-vous trouvé un logement rapidement ?

En une journée ! Ici, c’est beaucoup plus simple parce qu’on peut visiter les logements à pied tout en découvrant la ville. On a d’abord trouvé un appartement immense avec un parking. C’était beaucoup plus confortable qu’à Strasbourg ! Et puis on a acheté rapidement par la suite.

 

Comment vous êtes-vous adaptée professionnellement ?

J’ai tout de suite été très bien accueillie par l’équipe du CCSTI mais aussi par les différents acteurs professionnels. Je suis lyonnaise, j’ai fait mes études à Paris et j’ai choisi un milieu professionnel où il y a très peu d’emploi. J’étais donc très consciente depuis longtemps qu’il me fallait être mobile si je souhaitais exercer mon métier dans la culture scientifique. En Mayenne, il a tout de suite été beaucoup plus facile de monter des projets. Les gens sont toujours partants pour développer des actions de valorisation, de partenariats, de nouvelles idées, etc. Puisque la Mayenne est un petit département, chacun propose rapidement de rencontrer les bonnes personnes. C’est très agréable.

 

“Le CCSTI est un très bel outil mis à disposition des Mayennais“

 

Quelle est la particularité du CCSTI de Laval ?

Nous avons la chance, à Laval, d’avoir l’un des 40 CCSTI de France avec un espace d’exposition ! C’est rare pour un lieu de culture scientifique dans un petit département. C’est un très bel outil mis à disposition des Mayennais qui peuvent profiter d’expositions nationales et internationales dans le musée mais aussi hors les murs. Elles sont les mêmes qu’à Paris avec simplement quelques mois de décalage. Au total, nous avons deux expositions par an, en été et en hiver. Elles proviennent de grandes institutions françaises. Nous avons, par exemple, un partenariat avec le CCSTI de Reims car nous sommes inscrits dans un réseau national très fort. Sans compter la dimension humaine de l’équipe qui accueille chaque jour le public.

CCSTI
Façade du CCSTI

Avez-vous trouvé votre rythme à Laval ?

Totalement. Les sorties culturelles sont géniales : théâtre, musée, sites remarquables, etc. Ici, on peut vraiment s’éclater en profitant de tarifs incroyables et de spectacles de très grande qualité. Le fait d’avoir la Mayenne qui passe le long du halage est très agréable aussi pour les balades. On peut flâner, on ne se sent pas étouffé. Je ne serais pas contre quelques pistes cyclables supplémentaires, en revanche, pour favoriser les mobilités douces (rires).

 

Une bonne adresse à nous partager ?

Je dirais la boutique Thé ou Café située Place de la Trémoille. C’est un endroit très joli avec tout ce qu’il faut. Pas besoin d’aller faire ses courses sur internet. J’aime aussi beaucoup le restaurant cosy L’Esprit Cuisine, rue Mazagran. Son rapport qualité prix est incroyable. Pour sortir, je recommande le bar à cocktails La Nef dans l’ancienne bibliothèque de la place St Tugal. Ils ont une superbe carte et un choix de cocktails très large.

 

Le Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle de Laval en quelques chiffres :

 

20 000 visiteurs par an dans les murs

30 000 visiteurs par an hors les murs

2 expositions par an

 

Actuellement à découvrir :

Dinosaures, les géants du vignoble jusqu’au 1er mars 2020.

affiche expo dino CCSTI

www.ccsti-laval.org

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